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Piekouakami

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19 mars 2015

Les droits des filles

Donc, les meilleures hockeyeuses veulent continuer de jouer avec les garçons pour s'améliorer. Elles se disent trop fortes pour jouer dans des ligues de filles. Ah bon! Que fait-on alors des meilleurs hockeyeurs qui continuent de jouer avec et contre des garçons plus faibles? Où devrait-on les envoyer jouer pour qu'ils s'améliorent plus vite, eux aussi?

Les médias sont remplis, cette semaine, de commentaires de hockeyeuses étoiles et de leurs parents sur ce sujet. Mais quelqu'un s'est-il soucié de savoir ce qu'en pensent les hockeyeurs et leurs parents? Publiquement, ils diraient probablement que les filles ne les dérangent pas, soucieux d'être politiquement corrects. Mais en privé, c'est autre chose. J'ai un neveu qui s'est "tapé" une fille dans le hockey mineur. Lui et ses "chums" m'ont tous dit que ça les emmerdait, que les filles devraient jouer avec les filles, un point c'est tout. Même chose chez les parents.

La fille de l'équipe a son vestiaire à part à elle toute seule, ce qui l'exclut déjà un peu de l'équipe. Les gars doivent se méfier de leurs propos en sa présence, par exemple, durant les interminables heures d'autobus inhérentes à certaines ligues mineures; ce qui l'exclut encore un peu plus de l'équipe. Pourquoi ne pas laisser les hockeyeurs de 13, 14 ans vivrent leurs trucs d'adolescents entre eux, dans le hockey? Pourquoi ne pas les laisser vivre leurs trucs de "petits gars"?

Que dirait-on d'un hockeyeur qui réclamerait de jouer dans une équipe de filles sous prétexte qu"il est trop faible pour jouer avec les garçons?

 

 

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27 février 2015

Le "bon" docteur Bolduc

Personne n'arrivera à me faire prendre Yves Bolduc en pitié. C'est un profiteur de la pire espèce qui se cache derrière le "bon médecin"désireux de soigner les malades.

Mais le pire des deux, c'est Philippe Couillard, qui a été incapable ou qui a choisi d'ignorer l'incompétence crasse de Bolduc. Comment un homme à l'esprit aussi embrouillé et qui s'exprime aussi mal pouvait-il être nommé ministre de l'Éducation? Quand est survenue l'histoire de l'élève de l'école de Neufchâtel, au lieu d'insister pour dire qu'il n'y avait pas eu de fouille à nu, Bolduc a déclaré que "la fouille à nu est permise au Québec", moyennant certaines conditions.

Couillard a envoyé son prétendu ami à l'abattoir, consciemment ou pas.

Les médias nous ont rappelé les deux victoires faciles de Bolduc, dans Jean-Talon, à Québec, où même un panneau de contreplaqué pourrait se faire élire libéral. Mais très peu nous ont rappelé son amère défaite antérieure contre le péquiste Alexandre Cloutier, dans Lac-Saint-Jean, celui-là même qui défie Pierre-Karl Péladeau à la direction de leur parti.

 

22 février 2015

Labeauminable

 

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Le Devoir
Éditorial, samedi 21 février 2015, p. B4

Éditorial
Tour de 65 étages à Québec - Carences phares
Antoine Robitaille

 

L'annonce, à Québec, de la construction d'un complexe pharaonesque, dont un Phare de 65 étages, met en lumière plusieurs carences de l'administration Labeaume, laquelle avait réclamé ce projet privé.

 

Personnage dynamique et ultrabouillant, le maire de Québec depuis 2007 a réussi, grâce à ses talents de communicateur qui confinent au cabotinage, à dissimuler ces carences. L'opposition, faible, a bien tenté de les mettre en relief ; mais en vain. Avec l'annonce de cet énorme geste urbain combiné à l'autre, le nouvel amphithéâtre orphelin d'une équipe de la LNH, des critiques commencent heureusement à se faire entendre. La lune de miel, trop longue, est terminée. Et c'est tant mieux pour la démocratie.

 

Première carence : la constance. La liste des volte-face coûteuses de M. Labeaume est beaucoup plus longue que celle de ses réalisations : Clotaire Rapaille, Forum universel des cultures, emplacement de l'amphithéâtre, tramway, Olympiques, dossier de l'Hôtel-Dieu, coffre-fort virtuel, etc.

 

À travers ces changements de cap, une constante, il faut le dire : Québec doit se doter d'un phare ; un immeuble " signature ". Pour " changer son image "... Comme si la capitale n'avait pas de signature, comme si elle avait mal à son image ! Sous-jacent ici : un dommageable complexe d'infériorité.

 

Un tel sentiment suscite un désir d'imitation frénétique. Le maire revient de ses missions à l'étranger avec des factures téléphoniques disproportionnées, mais, systématiquement, avec de nouvelles idées d'imitation. Avant d'abandonner le Forum des cultures en 2010, il disait vouloir en faire la " Barcelone du Nord ". Revenant de Chicago en 2010, il y vante l'architecture et dit vouloir la même chose pour sa ville. Et ainsi de suite. Québec peut-elle simplement être Québec ? Peut-elle évoluer à partir de ce qu'elle fut, de ce qu'elle est ? L'inspiration doit-elle nécessairement venir d'une importation ?

 

Au mépris de ce qu'il dit depuis des années, soit qu'il faut densifier à l'est, qu'il faut développer les quartiers Pointe-aux-Lièvres et D'Estimauville (où il rêva jadis de planter un " phare "), le voilà qui accueille de manière extatique un projet de tour gigantesque, d'inspiration dubaïenne, boulevard Laurier.

 

Le complexe d'infériorité est satisfait : la tour sera plus grande que celles de Montréal... Si ce n'était que puéril, cela pourrait être drôle. Mais c'est à partir de sentiments pareils qu'on bouleverse la planification urbaine d'une ville, son réseau de transport, son marché d'espaces à bureaux. On se croirait de retour aux années Lamontagne ou Pelletier, où tant d'erreurs urbanistiques furent commises ; où tout se décidait entre des promoteurs et le maire, dans le bureau de ce dernier.

 

© 2015 Le Devoir. Tous droits réservés.

 

20 février 2015

Expulsée de l'école

Il est survenu quelque chose de beaucoup plus grave que la mise à nu dans l'histoire en question. L'écolière a été expulsée de l'école. Quand les médias vont-ils faire leur travail et nous dire pourquoi, au lieu de glousser sur une fausse fouille à nu?

19 février 2015

Le scandale qui n'a pas eu lieu

Les médias "se délectent" depuis quelques jours de quelque chose qui n'est jamais survenu. Bref, d'un scandale qui n'a jamais eu lieu. Nous en sommes rendus là, eh oui!

Ils parlent à satiété de la fouille à nu d'une jeune écolière de Québec, alors qu'il n'y a jamais eu de fouille à nu. JAMAIS. Les autorités ont demandé à la jeune fille de se déshabiller à l'abri de tout regard, afin de fouiller ses vêtements. Personne n'a vu la jeune fille nue et, à plus forte raison, personne ne lui a touchée. Rien à voir avec un fouille à nu, là où le responsable inspecte tous les orifices de l'autre.

Même mon "idole" Anne-Marie Dussault, ancienne présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, a "roulé" une demi-heure là-dessus, en parlant de "fouille à nu" à chaque détour. J'ai un peu honte de mon ancien métier, permettez-moi de vous le dire!

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Piekouakami
  • Alors actif, je jetais déjà un regard critique sur les médias. Ce qui, du reste, m'a valu quelques inimitiés chez des collègues. Maintenant retraité, je garde toujours ce même regard critique, mais cette fois, avec une perspective plus distanciée.
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